Girls 5 jaquette... Mais on pouvait compter sur Lena Dunham pour se reprendre après le petit passage à vide la quatrième saison et nous offrir une cinquième collection de 10 épisodes qui s'avère sans aucun doute la meilleure depuis les débuts de la série. Car "Girls" devient ici bien plus tragique, simplement parce que les petits - ou gros - travers de nos héroïnes et de leurs mecs paraissent de moins en moins charmants au fur et à mesure que les années passent et que s'accumulent les défis de la vie "adulte". Car "Girls" est aussi de plus en plus drôle, avec des répliques qui font mouche, voire qui font mal, et une frontalité de plus en plus complète vis à vis de tout ce qui peut paraître honteux, gênant, impudique dans l'existence. Oui, Lena Dunham a écrit pour cette cinquième saison ses meilleures punchlines, avec plus de méchanceté et aussi plus de générosité, ce qui n'est pas incompatible. Et elle s'est aussi montrée ici encore plus nue que nue, elle qui n'a jamais craint cet exercice pourtant périlleux... et si rare dans le cinéma ou dans la série TV (un exercice qui traduit finalement pleinement la nature "littéraire" du travail de Dunham...). Oui, cette saison 5 est la meilleure, parce qu'on y voit pour la première fois comment on peut tout rater de sa vie - ses amitiés, sa vie de couple, sa vie professionnelle, sa vie sociale - tout en continuant à penser qu'on est encore à l'âge où faire des erreurs n'est pas si grave. Et que tout cela est aussi tragique qu'hilarant !