2017 08 27 Ty Segall RES J3 (13)Sound check de Ty Segall : Ty installe son propre matériel, et nous offre ensuite quelques fragments sanglants de morceaux. On sent que ça va faire mal ! Réjouissons-nous à l'avance ! Un petit coucou à l'ami Thierry qui m'annonce se préparer à écouter Ty de loin, par prudence...

16h55 : Ty Segall et ses musiciens - tous vêtus de rouge (j'ai un drôle de flashback de Jack White à l'époque White Stripes !) attaquent par Break a Guitar, le premier titre joyeux et roboratif de leur dernier album, le très plaisant "Ty Segall". Autour de moi je sens la pression monter, un mosh pit furieux s'ouvre à deux mètres derrière, la sécurité devant moi commence à stresser en voyant les slammers qui tatanent le public à qui mieux mieux. Tiens, je me rends compte que ça fait longtemps que je n'ai pas été pris au milieu d'une tornade de pogo ainsi. Et ça fait du bien de sentir cette frénésie... Sur scène, les musiciens s'amusent comme des petits fous, il faut dire que le père Ty semble des plus sympathiques ! Sauf qu'à un moment, il se prend un éclat de baguette dans l'œil droit ! Bravement il termine le morceau, mais je suis un peu inquiet pour la suite des événements. Combattif, le voilà qui déclare que le concert n'a pas été terrible jusque-là (ah bon ?), mais qu'ils vont reprendre à zéro et que ça va donner à partir de maintenant. Bon, nous on veut bien, Ty, ok ? Le groupe se lance alors dans Warm Hands (Freedom Returned), avec sa très longue improvisation au milieu : le mosh pit se fait moins pressant, on peut savourer tranquillement le jeu des musiciens, qui, en cercle, concentrés, s'observent et construisent ensemble cette longue divagation musicale. Paradoxalement, alors que leur style musical (une sorte de hard / punk rock) semble totalement différent, ces plages d'improvisation m'évoquent presque un groupe de jazz dans ses œuvres. On arrive à la demi-heure et il est clair que le reste du set est encore indéfini. Ty lance des intros et le groupe essaie de reconnaître ce qu’il veut jouer, ... et tout le monde se marre. Plus tard, c'est plutôt un jeu de devinettes : "Are you a caveman ?" lance Ty à son bassiste, interloqué. Puis c'est au tour du second guitariste d'être interrogé ! Finalement les musiciens comprendront la suggestion du patron ! Le set se termine avec deux brûlots punks qui mettent la foule en joie. Voilà 55 minutes éminemment sympathiques : guitariste virtuose, artiste généreux qui revisite à sa manière les standards du rock bruyant, Ty n'invente peut-être pas la poudre, mais il la fait parler haut et fort.