The Nice Guys afficheA la différence de la majorité de mes contemporains, je ne suis pas trop fan de Shane Black, malgré de belles références de scénariste ("Last Action Hero", quand même...) : un joli démarrage avec l'étonnant "Kiss Kiss Bang Bang", porté par ses acteurs, immédiatement gâché par son acoquinage débilitant avec les requins de chez Marvel, ne suffit pas à en faire un réalisateur intéressant. Pas d'urgence donc à voir ce "Nice Guys", sorte de standard du film de dimanche soir dépressif devant la télé, quand l'esprit critique est temporairement suspendu et que les vannes paraissent un peu moins gratuites en s'empiffrant de chocolat. Ni brillant, ni honteux, "Nice Guys" remplit son programme de la manière la plus prévisible qui soit, dans la droite ligne - en moins bien - de "Kiss Kiss Bang Bang" : des acteurs en forme qui n'ont jamais peur d'être ridicules, une évocation clicheteuse mais drôle des 70's, une intrigue policière filandreuse qui pourra évoquer Chandler via Robert Altman (note to self : revoir "le Privé"), pas mal de violence aussi burlesque que méchante... mais au final des éclats de rire qui se font de plus en plus espacés. Comme beaucoup de films aujourd'hui, "The Nice Guys" est beaucoup trop long (qu'est-il arrivé au standard si juste des 90 minutes ?), trop confus, finalement trop sûr de ses ficelles au point de les étirer inconsidérément. Shane Black confirme donc ici qu'il est loin d'avoir le talent qu'il imagine, ce qui ne me surprend pas. Allez, un dernier carré de chocolat et puis dodo. A chaque jour suffit sa peine.