LontanoAlors voilà, c'est du Grangé, toujours à peu près la même chose depuis les heures glorieuses des deux premiers volumes d'une œuvre désormais considérable, au moins en volume. Il y a des flics torturés et violents, des serial killers vicieux et cruels, de la technologie "science fictionnesque" appelée à la rescousse pour expliquer l'inexplicable, et un soupçon d'exotisme - le Congo cette fois... Aucune surprise, donc, même si la fin (classiquement) à double détente est finalement bien trouvée. On aimera (ou pas ?) la rage qui anime Grangé dans la première partie du livre : une colère bien saignante contre les institutions, les politiques, de droite comme de gauche, l'armée, parce que cette colère-là distingue encore un peu Grangé de son imitateur numéro 1, le (beaucoup plus) médiocre Chatham. On sera forcément plus réservé quant au racisme violent qui imprègne les souvenirs "africains" de la famille Morvan - même si, évidemment, Grangé peut prétendre facilement qu'il ne fait que retranscrire le comportement et les préjugés de ses personnages. Au final, "Lontano" n'est ni meilleur ni pire que tout ce que Grangé nous propose depuis des décennies, juste un peu trop long quand même (900 pages pour ça, c'est clairement trop). Le pire, c'est qu'on lira certainement le prochain, comme à chaque fois... même si l'on attend désormais la parution en poche pour payer un prix plus en rapport avec la satisfaction qu'on en retire !