Sherlock 4 PosterTrois ans d'attente pour cette nouvelle livraison de trois épisodes (sous la forme de films d'une heure trente chacun, comme toujours) de la série qui, personnellement, et même si elle n'est pas meilleure, "m'excite le plus" en ce moment. Cette quatrième saison, qui bouleverse lors des épisodes 2 et 3, considérablement l'univers de "Sherlock" et notre perception du personnage semble avoir été moins bien reçue par le grand public que les précédentes, alors qu'elle m'est à moi apparue comme absolument irrésistible. Il s'agit cette fois, à travers la mort de Mme Watson et l'apparition d'un nouveau membre de la fratrie Holmes, de permettre à Sherlock de remonter à la source de sa sociopathie et d'apprendre / réapprendre à exprimer, voire à avoir, des sentiments envers le reste de l'humanité. Dans ce contexte beaucoup plus "psychologique" que celui des saisons précédentes, Cumberbatch et Freeman sont tous deux excellents, et peuvent exprimer tout leur talent - désormais universellement reconnu - d'acteurs. La fin de la saison, qui peut être lue comme la fin de la série, remet élégamment les compteurs à zéro, et permet aux deux personnages de Sherlock et Watson un nouveau départ - voire ce dernier plan, d'une énergie positive enthousiasmante ! - et relance les "Enquêtes de Sherlock Holmes" sur les débris fumants d'un passé trop douloureux. Qu'importe alors si l'invraisemblance, qui a toujours plané sur "Sherlock", règne ici, et en particulier sur un dernier épisode qui atteint des sommets de tension, le plaisir que nous prenons à ce spectacle hystérique de jeux de l'esprit bien retors est intact, voire même amplifié.