Rogue One afficheVoilà ! Enfin ! Enfin un film de la pénible "saga Star Wars" qui contient au moins quelques minutes de cinéma… Grâce à un Mads Mikkelsen qui fait naître un minimum d'émotion - soit le "truc" que Lucas, Disney et Cie n'ont jamais même considéré dans leurs "programmes". Grâce à une paire de Chinois (Donnie Yen et Jiang Wen) qui n'étaient sans doute là que pour séduire le public local, et qui nous font croire en seulement quelques plans à une véritable amitié complice entre eux. Grâce bien sûr à la mise en scène intelligente de Gareth Edwards qui ramène l'apocalyptique bataille finale au niveau de la souffrance de fantassins mourant à l'assaut d'une plage, comme dans n'importe quelle guerre. Grâce à la décision, pas si simple, on l'imagine, de réaliser UN FILM, et pas seulement un épisode de plus au sein de la grande opération globale de ramassage de "thunes" qu'est "Star Wars" (et ce depuis "l'Empire Contre-Attaque", ne nous leurrons pas…), et donc de faire LOGIQUEMENT mourir TOUS les personnages de l'histoire. Bien sûr, ne rêvons pas, "Rogue One" est aussi plein jusqu'à la gueule des crétineries abyssales qui semblent réjouir les milliards de fans, de ces personnages grotesques et de ces invraisemblances risibles qui sont la marque de la profonde débilité du "genre", sans même parler de l'humour pénible délégué au droïde de service, et de la continuation, on ne sait plus trop pourquoi, de l'obsession originelle pour les pères absents et traîtres. Le plus dégueulasse étant évidemment d'avoir ressuscité numériquement ce pauvre Peter Cushing qui aurait préféré, on s'en doute, qu'on le laisse reposer en paix…

PS : ... en attendant le tour de Carrie Fisher pour les prochains épisodes, j'en ai bien peur…