Love and Mercy affiche

Bien sûr, je suis comme vous, j'en ai marre des biopics hollywoodiens ou autres... Mais on parle quand même ici de Brian Wilson, nom de Zeus ! Alors, après bien des tergiversations (de bonnes critiques ça et là, un metteur en scene débutant,...), je me suis lancé... et n'ai pas regretté de l'avoir fait, malgré un indéniable délitement du film sur la longueur : la dernière partie, celle de la libération des griffes de l'abominable Dr. Landy (que Giamatti peut être bon quand on lui donne un personnage intéressant à incarner !) est quand même assez convenue et inintéressante. Car "Love & Mercy" est une petite réussite, grâce en particulier à des choix scénaristiques et narratifs originaux : seulement deux "chapitres" de la vie de Brian Wilson, disons la chute et la résurrection, la première - la meilleure - parlant du Génie et de la Musique, alors que la seconde traite de la Survie d'un homme une fois que génie et musique s'en sont allés, mais ces deux chapitres sont montés en parallèle. Grâce aussi à une excellente idée de Bill Polhad, nous faire vivre - si une telle chose est possible - le calvaire du jeune Brian, cette cacophonie sonore dans sa tête, entre fragments de musique sublime et éclats de voix qui le torturent. Mais bon, je l'avoue, s'il y a une chose qui rend la vision de "Love & Mercy" IMPERATIVE à toute personne amoureuse (ou même simplement intéressée par le sujet) de la Musique, ce sont les merveilleuses scènes de construction en studio des chefs d'oeuvre des Beach Boys : elles sont à pleurer, et elles démontrent que Polhad a saisi quelque chose d'important sur Brian Wilson et sur la musique en général.