2016 04 Meylir Jones Point Ephémère (1)

20h30 : Ce sera donc la seconde fois en quelques mois que je verrai Meilyr Jones, après la première partie de Richard Hawley, et l’étoile du jeune Gallois est en train de monter, lentement mais sûrement. Ce soir, notre grand échalas à la voix d’or est vêtu de manière un peu moins curieuse, mais c’est bien dans le même registre original et déconstruit qu’il opère, avec une gentillesse assez désarmante d’ailleurs. Soutenu par les mêmes accompagnateurs multi-instrumentistes, qui semblent être plus des copains qu’un véritable backing band (il suffit de voir la plaisanterie à répétition autour de Mr. Jones, que Meilyr fait passer des claviers aux bongos et aux cuivres pour trois présentations successives !). N’accompagnant pas a priori systématiquement Meilyr, il leur arrive de sonner un peu “disjoints”, et certains morceaux gagneraient sans doute à avoir une assise un peu plus solide en live. C’est une petite réserve seulement, tant il est vrai que la musique de Meilyr part dans tous les sens, refuse les structures faciles et les gros effets (malgré le “gag” d’un riff façon Smoke on The Water à un moment), et se perd parfois un peu dans des ambiances en demi-teintes un peu dépressives. Néanmoins, à la fin d’un set de 45 minutes généreux et varié, le potentiel du jeune homme est bel et bien confirmé, et le public du Point Ephémère applaudit généreusement. Dommage quand même que la logistique du merchandising n’ait pas suivi et que le premier album de Meilyr n’ait pas été disponible. Une occasion manquée.