24-heures-chrono-saison-4Dans le monde hystérique et paranoïaque de "24 Heures Chrono", cette quatrième saison annonçait l'heure de la redite, du radotage. Pas forcément un éternel retour de la même fiction et des mêmes personnages, ce qui aurait pu générer des mécanismes nouveaux et intéressants, mais un bégaiement du système lui-même, qui semble condamné à ré-utiliser ad nauseam des mêmes recettes, accumulant rebondissements frénétiques - et bien entendu invraisemblables - jusqu'à l’écœurement du spectateur. On ne niera pas cependant, passé une première moitié de saison particulièrement fastidieuse, que l'excitation ressurgit dans certains épisodes, devant des situations particulièrement bien troussées, voire parfois puissantes (comme l'attaque de Air Force One par un chasseur furtif…), et que notre attachement à certains personnages (David Palmer avant tout, dont le resurgissement inattendu redonne des couleurs à "24", Tony Almeida et Michelle Dressler...) reste un puissant moteur. A la fin de la saison, après une résolution bâclée de l'intrigue, Jack Bauer s'éloigne le long de voies de chemin de fer dans le soleil couchant, après avoir perdu jusqu'à son nom : ce dernier plan aurait pu constituer une excellente fin à une saga qui avait compté un temps, et qui commençait sérieusement à battre de l'aile.