downton-abbey-s2 jaquetteHabile saison 2, qui fait remonter notre considération pour cette série so british, et tellement conventionnelle : les malheurs apportés par la première guerre mondiale (et par l'épidémie de grippe espagnole qui s'ensuivit et fit encore plus de victimes) sont un excellent ressort scénaristique, et permettent à "Downton Abbey" d'échapper à la malédiction de l'éternelle répétition des mini-scandales et des mini-"intrigues de cour" qui caractérisaient la première saison. Avec l'irruption de l'horreur de la guerre et de ses conséquences sur une société anglaise qui ne sera plus tout-à-fait la même après 14-18 (on est témoin ici de l'émancipation des jeunes femmes de l'aristocratie, et, même si les clichés abondent, tout cela fait joliment sens...), les scénaristes de "Downton Abbey" ont eu du grain à moudre, et nous ont livré 9 épisodes (8 épisodes "standard" et un super-épisode de Noël, de 1 h 30) stimulants, qui bouclent proprement la plupart des fils narratifs lancés durant la première saison. Si l'on peut regretter certaines négligences (l'apparition du rescapé du Titanic n'a finalement aucun impact sur le cours de l'histoire, par exemple), ou certaines évolutions de personnages pas forcément très crédibles (les deux super-méchants de la première saison semblent cette fois curieusement anodins...), force est d'admettre que "Downton Abbey" fonctionne désormais bien, et qu'on se sent enclins à poursuivre cette aventure, aussi lénifiante soit-elle.