La Théorie GaiaS'il y a une chose à sauver dans la "Théorie Gaia", c'est justement cette théorie, ce délire vaguement conspirationniste (habituel chez Chattam, malheureusement) qui relie assez habilement nos préoccupation devant l'état de la planète, les théories les plus récentes sur l'évolution des espèces, et... l'accroissement des crimes de "serial killers" (un sujet qui est, on le sait déjà, la pénible marotte de Chattam). J'ai quant à moi apprécié la diatribe de Chattam contre le Marketing moderne, et l’égoïsme qu'il cultive dans nos chères têtes blondes : je dois avouer que Chattam tient quelque chose, là... A part ça, ce livre est un pur désastre : construit laborieusement sur un développement de deux situations vécues en parallèle (une enquête dans une station de recherche au Pic du Midi, un "survival run" sur une île perdue des Marquises), il ne réussit jamais à nous captiver, sans même parler de nous toucher, la faute sans doute à des personnages particulièrement peu vraisemblables et qui ne dégagent aucune empathie. Si l'on y ajoute l'habituelle écriture "fonctionnelle", et assez bas de gamme, de Chattam, et une tendance irritante à créer des cliffhangers complètement artificiels en fin de chapitre, qui se dégonflent ensuite de manière ridicule dans les pages suivantes, il faut bien reconnaître que "la Théorie Gaïa" est un exemple presque caricatural du sous-genre que je qualifie personnellement de romans de gare (pour moi qui prend régulièrement l'avion, on dira "d'aéroport" !), et qui plus est, un exemple assez misérable.