Hunger Games 3 afficheOn avait aimé, de manière assez surprenante, le deuxième volet de l'adaptation hollywoodienne du triomphe de la littérature (?) pour ados, "Hunger Games", et on abordait donc avec une certaine confiance ce troisième volume réalisé avec la même équipe. Notre déception en est d'autant plus forte, car on sort de ces deux heures interminables avec l'impression qu'il n'y a rien à sauver d'un tel désastre : même notre chouchou Jennifer Lawrence se ridiculise ici à force de larmoyer, en décalage total avec le personnage de passionaria construit dans les deux premiers épisodes ! Faut-il parler de scénario, quand cette "Révolte, Partie 1" accumule les incohérences (quelle représentation infantile d'une guerre civile !), et semble constamment jouer la montre pour atteindre les 2 heures réglementaires (?) en empilant des scènes aussi inutiles que totalement ineptes. Le merveilleux Philip Seymour Hoffman apparaît lui-même éteint, sans doute consterné par le vide abyssal qu'on lui demande de peupler, ajoutant à notre consternation. Quant à l'esthétique (?, encore...) du film, grise, morne, sensée trancher avec l'hystérie colorée des précédents épisodes, elle ne fait que réduire encore plus l'impact d'un film qui ne semble avoir aucune raison d'exister. Qui n'existe pas. Aussitôt vu, aussitôt oublié.