Lucy affiche

"Lucy" est une aberration. Un objet hideux qui a obtenu un succès populaire mondial démesuré. Une nouvelle preuve déprimante que les théories commerciales de Luc Besson sont parfaitement valides, après les "Taxis", les "Taken", etc. Avec cette fois, le "patron" lui même aux commandes d'un "film" au scénario grotesque construit à partir d'une seule idée - "et si l'on arrivait à utiliser 100% de son cerveau, ça donnerait quoi ? - et incroyablement mal réalisé. Des asiatiques cruels, des Français transpirants et hirsutes façon Gaulois d'Asterix, Lucy - la première femme en image virtuelle cheap - touchée par la lumière, des images d'animaux rigolos piquées sur le Net pour illustrer les théories d'un éminent mais poussif scientifique américain (Morgan Freeman, pas crédible pour la première fois de sa longue carrière), une bimbo qui devient super intelligente avant de se transformer ni plus ni moins qu'en Dieu (Scarlett Johansson, ridicule pour la première fois de sa déjà longue carrière), une poursuite en voiture dans Paris qui ne ressemble à rien avec ses voitures qui volent, pas de rythme, pas de tension, pas d'émotion, pas d'idées de cinéma. Le degré zéro en matière de film, en fait. Bravo, Luc !