hippocrate affiche

C'est ma faute, ma très grande faute, je suis allé voir "Hippocrate" en ayant envie de voir un documentaire de Depardon sur les hôpitaux publics en 2014. Désillusion totale, bien sûr : j'ai vu "Polisse" dans le milieu hospitalier ! Non, je rigole... Mais, en tous cas, j'ai vu un scénario très mal écrit autour d'un personnage assez détestable, un vieil adolescent en crise qui peine en tous cas à porter le dilemme éthique du sujet du film (en gros, l'efficacité financière versus le traitement "humain" des patients), et une mise en scène pour le moins approximative, qui confond filmage serré et caméra portée avec réalisme... Tout cela condamne "Hippocrate" à n'être qu'un patchwork incohérent de poncifs : la douleur des malades - peu filmés d'ailleurs - et l'impuissance du personnel soignant, la révolte du personnel hospitalier bien intentionné à la fin... Pourtant, grâce à l'excellent Reda Kateb - juste en permanence, dans un rôle qui aurait pu facilement prêter à la caricature - et aussi du fait de l'importance littéralement "vitale" de son sujet, "Hippocrate" reste un film honorable, auquel on a envie de pardonner toutes ses maladresses... et même le pénible, très pénible, Vincent Lacoste ! En attendant Depardon, quand même...