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Est-il raisonnable d'attendre encore quelque chose d'Echo and the Bunnymen, après plus de 30 ans, une séparation et une reformation, et la disparition progressive des musiciens autour de Ian McCulloch et Will Sergeant ? La réponse est forcément non, et pourtant "Meteorites" fait largement illusion, surtout si on le compare aux précédents efforts du duo, bien pâles : McCulloch semble avoir retrouvé ici un certain "knack" en termes de mélodies, et la lourde mélancolie qui voile ses textes n'a rien de ridicule, au contraire, supportée qu'elle est par sa voix de plus en plus marquée par le tabac et l'alcool. Le problème de "Meteorites" est ailleurs, dans un certain manque de profondeur, d'intensité, que l'on peut estimer venir - selon son degré d'optimisme - de la production clinquante et fatigante de Youth, de l'absence d'un VRAI groupe autour du duo, ou bien de l'inévitable usure du temps, Echo and The Bunnymen labourant le même sillon, sans véritable changement, depuis leurs débuts. "Meteorites" est un bel album, agréable à écouter, qui ne déparera pas au sein de la discographie d'Echo, mais également la preuve irréfutable qu'il est bel et bien temps pour les vieux fans que nous sommes de passer à autre chose.