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Si l'on a émis naguère quelques réserves sur "Boardwalk Empire", en particulier sur son "complexe cinématographique" qui la fait loucher vers la "grande forme" du cinéma classique, souvent aux dépends de l'énergie et de l'addiction de la série TV "à la mode", cette troisième saison tendrait à prouver que le show runner et les scénaristes ont fait le bon choix pour différencier leur création du tout-venant. Alors que l'on craignait que la disparition du personnage interprété par Michael Pitt, et la mise à l'écart de Michael Shannon, relégué ici à l'arrière-plan, ne créent un vide béant dans la fiction, force est de constater que l'apparition de Gyp Rosetti (excellent Bobby Cannavale) en psychopathe certes classique mais bien senti, et la construction maligne des jeux politiques et manipulations auxquelles se livrent les personnages élèvent "Boardwalk Empire" d'un cran, en particulier grâce à sa partie finale - disons les 3 derniers épisodes - particulièrement impressionnante. Alors, oui, il y a bien toujours quelques "tunnels", en particulier tout ce qui touche à la femme de Nucky Thompson (Kelly MacDonald est bien à la peine avec un personnage aussi peu intéressant...) où l'on passe le temps en admirant les décors, la photo, la mise en scène, mais ce ne sont que quelques scories par rapport à une réussite désormais évidente. Du coup, on attend la suite avec beaucoup plus d'intérêt.