The Worlds End Affiche

Après les belles réussites que fûrent "Shawn of the Dead" (dont "Le Dernier Pub avant la Fin du Monde" reprend le trajet de manière très fidèle...) et "Hot Fuzz", le trio Wright / Frost / Pegg concluent leur trilogie "Cornetto" avec ce qui devrait rester le plus film le plus faible des trois... Même si, heureusement, il reste suffisamment d'inventivité, d'énergie et de finesse (oui, oui, je pense à la jolie critique, en passant, de notre société connectée) pour que le film fonctionne encore bien, à la fois comme comédie - on adore forcément l'humour anglais - et comme film de baston - oui, oui, les nombreuses scènes de bagarre sont vraiment réussies, contre toute attente -, et bien sûr comme hommage / référence à tout un pan de la S.F. classique ("l'Invasion des Profanateurs de Sépulture", "le Jour où la Terre s'arrêta", etc.). C'est évidemment la peinture désabusée de la quarantaine alcoolisée, et la justesse avec laquelle Wright / Frost / Pegg ce sentiment universel que la vie ne nous a pas offert ce que nous attendions, qui sont les deux points forts du film, tandis que la partie "E.T." du film, sans réel enjeu, s'avère trop longue, tournant à vide, et se conclut de manière certes fine, mais pas vraiment convaincante, avant une épilogue paradoxale qui remet curieusement les pendules à zéro. Mais, même à demi-raté, ce "Dernier Pub avant la Fin du Monde" reste un divertissement intelligent, ce qui est plutôt rare ces temps-ci.