Star Trek Into Darkness

Après un reboot assez réussi de l'immortelle série TV (je dis ça en rigolant, parce que je n'ai jamais été "trekie", mais il y a des meutes de fans enamourés qui rôdent de par la planète, alors il faut être prudent...), "Star Trek - Into Darkness" tient un peu du foutage de gueule : entre un scénario qui relève vraiment de la pure plaisanterie, avec un retournement improbable de situation toutes les dix minutes, et une confusion telle qu'on se désintéresse vite des enjeux (quels enjeux ?, et une mise en scène totalement "indutrielle" - entendez compétente mais anonyme - d'un J J Abrams qui finit par épuiser notre patience et les espoirs qu'on avait mis en lui, ce film n'a tout simplement aucune âme, aucune originalité, et ne fonctionne - au mieux - que comme un divertissement bruyant, fatigant et décérébré de plus. Les relations entre les membres de l'équipage paraissent caricaturales et donc jamais plausibles (l'histoire d'amour entre Spok - un Zachary Quinto qui ne fait aucun effort, en mode "pilotage automatique" - et Uhura est ridicule, Simon Pegg en Scotty ne trouve jamais le ton juste, Chris Pine joue comme une burne et rend donc incompréhensible le fameux "charisme" du Capitaine Kirk, etc. etc.), et même le (paraît-il) mythique personnage de Khan, interprété sans conviction par Cumberbatch - pas encore sorti de son image de Sherlock Holmes -, nous laisse froid. Sans être un naufrage, et sans que je partage la colère des fans de la série, n'ayant pas leurs références, je dois dire que "Star Trek - Into Darkness" (... mais quelle obscurité, bon dieu ?) est du bien piètre cinéma.