BREAKING_BAD___SEASON_4Qu'est ce qui fait la brillante excellence de "Breaking Bad", qui touche avec sa quatrième saison à une sorte de perfection dont bien des films de "vrai" cinéma peuvent être jaloux ? La qualité d'une écriture qui ne prend jamais - comme tant d'autres séries qui ne jouent que sur notre addiction - la spectateur pour un gogo à qui on fait tout avaler ? L'excellence d'une interprétation qui permet à ses personnages d'une ambiguïté totale d'évoluer de manière totalement crédible sur la distance ? Une mise en scène parfaitement classique mais capable de ces petites trouvailles qui tranchent avec le tout venant ? Tout celà sans doute, mais aussi le pouvoir de fascination toujours accru qu'une histoire qui, avec le "dépucelage criminel" de ses "héros" qui ont désormais clairement franchi le pas de l'immoralité, s'aventure désormais sur le terrain pourtant plus balisé du thriller, du film de gangsters classique. C'est peut-être grâce à la puissance de personnages exceptionnels, tel Gus, génie du mal fascinant, magistralement incarné par Giancarlo Esposito dans le rôle de sa vie, qui aura droit à une ultime apparition hallucinante, que "Breaking Bad" nous marque comme peu d'oeuvres télévisuelles l'ont fait auparavant. Soulignons que la seconde moitié de la saison est une parfaite machine infernale qui explose littéralement dans un dernier épisode génial, avant un dernier plan aussi renversant que glaçant. Chef d'oeuvre !