Sex___the_City_saison_5Peut-on commenter une saison qui n'est composée que de 8 épisodes, et qui change finalement peu la perception que l'on a de "Sex and the City" à la fin d'une quatrième saison pour le moins irrégulière ? Moins irrésistiblement drôle, moins sexuellement culottée - malgré des scènes de nudité plus franche, voici une série qui ne réussit pas à se renouveler, et souffre avant tout de la perte radicale de charisme d'une Jessica Parker jadis craquante et aujourd'hui franchement irritante à force d'hystrionisme mal placé et de mimiques grotesques. La cinquième saison propose - malheureusement - son petit lot d'épisodes insignifiants (tout ce qui tourne autour du bébé de Miranda, particulièrement mal traité par des scénaristes qui n'ont visiblement aucune idée de ce qu'est la maternité...), son habituelle - et ici pathétique - réapparition de Mr Big ("The Big Journey" est le pire moment de la saison, sans aucun doute), le tout heureusement rattrapé in extremis par une conclusion "romcom" ("I Love A Charade") - pour utiliser le jargon du moment - impeccable. Mais le meilleur de cette courte saison, c'est sans nul doute l'apparition de l'irrésistible Harry Goldenblatt, subtilement incarné par un Evan Handler presque aussi drôle que dans "Californication", et qui sauve largement l'affaire !