House_8La dernière saison de notre ex-héros préféré, "Dr House", sans être réellement un - impossible - retour à la forme des premiers épisodes, a suffisamment de points positifs pour effacer les mauvais souvenirs des deux ou trois précédentes. Débutant fort avec les aventures d'un House confronté à l'univers carcéral (on aurait bien aimé plus d'épisodes de ce genre...), elle s'enlise certes pas mal dans des cas médicaux de plus en plus abscons et dans les jeux pervers mais absurdes auxquels Gregory House se livre au dépens de son équipe... Jusqu'à ce que les scénaristes trouvent leur "grand sujet" - logique - celui de la transmission et de la trace que laisse une personne de son passage. House se retire peu à peu des problématiques de diagnostics quotidiens, les abandonnant à ses "disciples" pour se préoccuper de son "héritage", ses leçons de vie comme de morale - car bien entendu, c'est de cela qu'il s'agit derrière la provocation et le chaos -, et au final de l'amour et l'amitié. House devient plus humain ici, mais sans tomber dans un sentimentalisme à l'hollywoodienne qui aurait détruit le sens même de la série. La dernière partie (les cinq derniers épisodes), et l'excellente conclusion - surprenante par la rédemption suicidaire et paradoxale qu'elle décrit - nous laisseront donc à jamais nostalgiques de la splendide énigme émotionnelle et intellectuelle qu'a été durant toutes ces années Gregory House. Un seul bémol pour cette clôture plutôt réussie d'une grande série, l'absence inexplicable - si ce n'est par des problèmes de production - du personnage de Cuddy, qui empêche que le sentiment de "closure" soit complet.