sons_of_anarchy_4Au bout de trois saisons excellentes, "Sons Of Anarchy" semble avoir enfin gagné ses galons de "série classique", et il n'y a rien qui puisse nous faire plus plaisir. Cette reconnaissance se traduit logiquement par plus de moyens techniques et financiers, et nous permet de profiter au cours de cette quatrième saison d'une image en scope constamment magnifique, et d'une mise en scène de plus en plus ambitieuse, nettement plus cinématographique. A noter que ce "nouveau classicisme" rompt désormais franchement avec l'héritage speedé de "The Shield", mais convient tout-à-fait à un sujet plus "shakespearien" que jamais (nombreux sont les commentateurs qui se livrent désormais à l'exercice amusant de la mise en parallèle avec "Hamlet"...). On peut en outre oser prétendre que cette quatrième saison est la meilleure à date, grâce à une excellente construction scénaristique, dosant parfaitement scènes d'action, tensions familiales, humour noir, émotions... tout en travaillant respectueusement sur le sujet de fond de "Sons Of Anarchy", ce sombre passé qui n'en finit pas de revenir hanter le présent. S'il faut chercher les poux, on regrettera un certain nombre de redites et de répétitions, et également la construction pas toujours crédible du réseau de mensonges entre les personnages qui conduit à une catastrophe de plus en plus terrible. L'interprétation reste un gros point fort de "Sons Of Anarchy" - même si Charlie Hunman a ici quelques passages à vide -, et on signalera la remarquable apparition de Ray McKinnon, qui compose un personnage halluciné et hallucinant, tout-à-fait remarquable. A noter que, à la différence des saisons précédentes, le dernier épisode - malgré une surprise de taille - n'est en rien un "grand finale", et n'apporte aucune conclusion véritable à l'intrigue, qui continuera donc assez logiquement pendant la Saison 5.