Sex___the_City_saison_1Plus de dix ans se sont écoulés depuis que "Sex and The City" et HBO ont défini quelques unes des règles essentielles de la grande série TV moderne, et si, inévitablement, il flotte un petit air "désuet" sur certaines scènes ("Sex and The City" se voulant une peinture anthropologique" et réaliste de la vie sexuelle des New Yorkaises célibataires de la upper-class, elle n'est plus forcément synchro avec la société actuelle...), cela reste quand même une série formidablement intelligente et divertissante à la fois. Merveilleusement bien écrite - ce qui est cohérent avec son sujet, l'écriture, justement -, interprétée avec un enthousiasme et une fraîcheur qui emportent irrémédiablement l'adhésion du spectateur, formidablement juste dans sa description - même outrée à des fins comiques - de la sexualité et de l'amitié féminines, "Sex AND the City" (important, ce "AND") décrit avec amour la vie new-yorkaise, futile et dure à la fois, lumineuse et dépressive pourtant. Un New York qui, à l'époque de cette première saison, n'a pas encore connu le traumatisme du 11 Septembre, et qui, du coup, nous touche par cette impression d'insouciance invulnérable que dégagent encore ses rues frénétiques, ses foules pressées, ses restaurants bondés, ses discothèques furieuses. Si l'on veut faire le difficile, on soulignera que la mise en scène n'est pas un point fort de la série (la TV n'envisageait pas encore de se mesurer au côté arty du cinéma...), et que la photographie, l'image sont assez médiocres, voire parfois laides. Mais ce n'est - et loin de là - pas le plus important dans "Sex and The City"...