SethJ'ai toujours eu un gros problème avec W.E.S.T, à la différence de nombre de lecteurs qui, je dois le reconnaître, crient systématiquement au "chef d'oeuvre du 9ème Art", surtout d'ailleurs du fait du très beau graphisme (et de la très belle mise en couleur...) de Christian Rossi : l'absence totale de "plaisir" à la lecture des aventures horriblement fades - malgré la multiplication sympathique de phénomènes fantastiques au milieu de scénarios "politiques" - de cette troupe d'agents secrets du surnaturel d'avant l'heure (on est dans la filiation "X files" ou "Fringe"). Nulle identification possible, ni même la moindre empathie face à des personnages sans vie... Pire encore, une lisibilité nulle des images, sacrifiant complètement le rythme et la fiction à une recherche systématique du "beau". Les tomes 4 et 5 montraient néanmoins un léger progrès de la série, malheureusement anéanti dans cette conclusion catastrophique de la saga, qui replonge joyeusement dans tous les défauts habituels. Pire, le scénario, dont la seule qualité est de ne pas épargner les personnages principaux de "W.E.S.T", est d'une incohérence totale, qui, conjuguée aux problèmes de narration et de lisibilité déjà mentionnés, rendent la lecture de "Seth" horriblement frustrante. Encore une fois, et ce sera la dernière, heureusement, on sent qu'il y a là le potentiel d'une vraie belle BD, mais le ratage est néanmoins sans appel.