Very_Bad_Trip_2Il y a deux manières de regarder « Very Bad Trip 2 » : objectivement, comme une copie conforme du premier opus, donc un travail commercial sans vergogne qui nous fait refaire exactement le même parcours scénaristique dans un décor différent (Bangkok au lieu de Vegas), ou au contraire, un peu moins objectivement, comme l’occasion de se raconter encore une fois cette « si belle histoire » de cuite, de vomis, de sexe sale, de bastons lamentables, etc. etc. soit – en juste un peu exagéré – une histoire de mecs bourrés comme on en a tous. On s’extasie forcément moins que la première fois sur l’intelligence (?) de cette manière paradoxale de raconter / ne pas raconter l’irracontable, de montrer l’horreur (on a parlé de « sidération », c’est juste) devant la découverte de la part « obscure », animale en soit. On rit toujours beaucoup devant l’abattage comique des acteurs, l’irrésistible Zach Galifianakis en tête, mais au final, quand arrive le moment tant attendu des « photos » du générique de fin qui montrent (enfin) l’étendue des dégâts, on se dit qu’on aurait préféré cette fois voir le film de la nuit oubliée plutôt que celui du lendemain matin. Mais pour cela, il nous faudrait un autre Blake Edwards à la mise en scène, pas un Todd Phillips.